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Prénom : Katherina Age : 25 ans Satisfaction : 9 /10
Ville : Bruxelles (Belgique) Opéré le 2006-02-24 à Bruxelles - New Vision Laser

Acuité visuelle : 
Oeil gauche Oeil droit
Avant opération   -4.5 dioptries     -5 dioptries  
Après opération     10/10e     10/10e
  Son opération lui a couté au total 2500 € et n'a pas été pris en charge par sa mutuelle.

( lui écrire... )


Résumé : Merci à Catarina pour le récit de son infortune...
Vive la francophonie ! Vive la Belgique ! :o)

Son témoignage : ( Léger astigmatisme aux deux yeux )

6 juin 2006
Bonjour tout le monde,

Les témoignages que j’ai lus m’ont beaucoup aidé à comprendre le vécu de l’opération et à franchir le pas, alors je tiens à apporter ma contribution à l’édifice.

En janvier, je me suis dit que cette année serait peut-être la bonne pour le laser. Après mes examens en février, je suis allée sur internet et j’ai cherché une clinique ici à Bruxelles, ou à Anvers. Je dois avouer que je me sentais plutôt perdue. Entre clinique privée chic et hôpital, mon cœur balançait. Lorsque je suis tombée sur votre site, j’ai lu le témoignage de quelqu’un qui s’était fait opérer ici à Bruxelles à la Clinique Depages. Ca tombait bien, ils avaient un site.

Et hop, j’ai pris rendez-vous. Le chirurgien m’a vu deux ou trois fois. Au début, il a vu que mes lunettes corrigeaient un astigmatisme relativement fort, c’était un facteur défavorable pour l’opération. En tout cas, ce ne serait plus un « cas simple » comme il les appelle. Mais bonne surprise, en m’examinant il s’est rendu compte qu’il avait régressé. Donc, on ne s’en occuperait pas pendant l’opération. Après ces quelques examens, qui m’avaient semblé sommaires (je m’attendais à toute une batterie de tests avec des machines très perfectionnées, que ne ni), il m’a annoncé que j’étais opérable. Il m’a demandé si je voulais une date pour une opération. Go, j’allais être opérée 15 jours après. Toutefois, comme la machine à Depages devait être révisée, j’ai du me rendre à Anvers. J’ai eu deux chirurgiens à moi toute seule. Ils travaillent par deux. Le mien ne s’occupe que des fameux « cas simples », l’autre s’occupe également de « cas plus complexes ».

Je me suis renseignée sur les compétences de mon chirurgien. Le CV était très impressionnant. Malgré tout, je lui ai posé des tas de questions pendant les rdv pré-opératoires. Et je dois vous avouer que j’ai vraiment l’impression de l’ennuyer. Maintenant, je me rends bien compte que pour eux, cette opération c’est pour ainsi dire « facile ». Il m’a expliqué que des risques existent bien sûr, comme dans toute opération, mais il ne leur est pas arrivé une seule fois de louper quelqu’un. Tout au plus, il y avait une légère sous-correction.

Je lui ai demandé si ça ferait mal après. A quoi il m’a répondu que personne n’en était jamais mort.

Jour J : C’était le 24 février (2006). Œil droit par laser excimer. Je connaissais par cœur ce qui allait m’arriver. Je m’y suis rendue en train avec un ami qui a pu assister à l’opération en direct sur un grand écran, commentaires des chirurgiens live.

En arrivant, la secrétaire m’a donné un anxiolytique, un Temesta (1 mg) à mettre sur la langue. J’étais plutôt excitée par l’opération, j’étais positive, alors que mon ami, qui hésite à se faire opérer, lui, était plus anxieux et étonné par mon attitude. Il faut préciser que lui, les lentilles, il a laissé tomber pour ses bonnes vieilles lunettes qui ne lui posent pas problème. Alors que moi, les lunettes, c’est hors de question. J’ai porté des lentilles dures pendant 3 ans et ça faisait 7 ans que je portais des lentilles souples. Malheureusement, ça faisait quelques temps que j’avais les yeux secs et irrités et ça avait des répercussions sur mon quotidien. Par exemple, il m’arrivait souvent de rentrer plus tôt d’une soirée parce qu’avais mal aux yeux, etc. Et je dois l’avouer, depuis que j’ai commencé à porter des lunettes à l’âge de 11 ans, je n’ai eu de cesse de rêver de pouvoir me réveiller tous les matins en voyant net !

Mais je poursuis mon récit. Grâce à l’anxiolytique, j’étais tellement détendue qu’on aurait pu m’enlever l’œil à la petite cuillère…On m’avait également mis quelques gouttes anesthésiantes sur les yeux.

Dans la salle d’attente, j’ai parlé à un patient qui avait déjà subi l’opération. Il était ravi. J’ai également fait la connaissance d’un homme avec qui j’allais me retrouver par hasard pour toutes les consultations post-opératoires et pour la seconde intervention. De temps en temps j’entendais le bruit du laser. Au moment d’aller au wc, j’ai vraiment eu peur de me tromper de porte et de me trouver nez à nez avec une opération.

Enfin, mon tour était venu. On m’a fait des mesures avec un ordinateur pour mesurer ma myopie, le relief de ma cornée se voyait ainsi en couleurs suivant sa surface. Jaune pour les déformations de la myopie, bleu pour la partie normale. Encore un peu de salle d’attente et hop. Pas de blouse, je me suis étendue sur la table d’opération. On m’a bien placé la tête. Le chirurgien m’a mis un sparadrap sur l’œil gauche et l’écarteur (que je redoutais) sur l’œil droit. Rien, je n’y ai vu que du feu. Un vrai magicien. Il m’a demandé si je voyais la lumière verte pendant qu’il faisait ce geste. Je lui ai répondu que oui. Alors il m’a crié la question plus fort. Oui. En psychologue que je suis, je me suis dit « comme il est prévenant, il sait que j’ai peur de l’écarteur, alors il me répète la question en criant pour détourner mon attention ! ». Et bien, pas du tout. Vous allez découvrir par la suite que ce détail a son importance.

Il y avait en effet une lumière rouge et une lumière verte. Je n’avais pas compris que sa question était en fait un ordre pour que je fixe la lumière verte. Du coup, mon globe oculaire a beaucoup bougé et ils ont eu un peu du mal. Instrument en métal, cône avec l’alcool (pression douloureuse), on coupe l’épithélium, on l’écarte, un ordre ferme de regarder la lumière verte cette fois, bzzzz, un peu de fumée, une petite odeur de brûlé, on remet l’épithélium en place délicatement, on me met la lentille. Entre toutes ces opérations on me mettait du sérum physiologique dans les yeux pour les humidifier. En tout, 5 minutes. Je dois avouer que j’avais peur de voir un scalpel ou autre s’approcher de mon œil ouvert. Pas du tout, je ne savais pas du tout ce qu’ils faisaient. C’était trop proche. Je voyais comme à travers un gros nuage de coton et, à part le cône, parce que mon œil n’arrêtait pas de bouger, je n’ai absolument rien senti. Vous avez ma parole.

Croyez-moi, jusque-là, c’était un jeu d’enfant. C’est par la suite que ça s’est corsé. Je me suis effondrée de sommeil dans le train. Je n’ai pas l’habitude de prendre des anxiolytiques. Cette après-midi là, je n’ai rien senti. En fin d’après-midi, incroyable, j’avais déjà 7 dioptries (j’ai téléchargé un optotest).

Figurez-vous que je déménageais ce weekend là. Je n’ai pas eu le choix, les dates…C’était une très très mauvaise idée. Ce soir-là j’ai rangé quelques cartons. J’étais ravie.

J +1 : première consultation post-opératoire, je voyais déjà très bien, il n’en croyait pas ses yeux. J’étais aux anges. Après-midi shopping avec mes lunettes de soleil sur le nez. Mais, c’est ce soir-là que le cauchemar a commencé. J’ai commencé à ne plus supporter la lentille pansement. J’avais l’œil rouge et j’avais mal. Et oui, on vous coupe et on vous crame l’œil et il est déconseillé de mettre des gouttes anesthésiantes après pour favoriser la cicatrisation !!! Forcément, ça fait mal. J’ai appelé mon chirurgien sur son portable le soir même. C’est quand même remarquable un chirurgien qui vous file son portable pour que vous soyez rassuré en cas de pépin. Il m’a donné rdv pour le lendemain, un dimanche.

J +2 : je ne supporte pas la lentille de contact. Qui plus est, elle est fendue (peut-être quand on m’a retiré l’écarteur). Il me l’enlève avec ses doigts. Il s’y est repris à plusieurs fois. Douleur vraiment effroyable. Il me met un pansement, me prescrit de nouvelles gouttes et veut me revoir le lendemain. Je sors du cabinet, le rassure que ça va aller pour prendre le bus et rentrer. J’étais seule. Les douleurs n’ont pas cessé dans la rue. Bouger l’œil gauche, sur lequel je ne devais porter aucune correction, et avec lequel je ne voyais pas grand-chose, me faisait avoir mal à l’œil droit. J’avais mal quoi que je fasse. Vraiment mal. Je marchais les yeux fermés, je me sentais aveugle, misérable, seule dans la rue un dimanche. Et je n’avais pas prévu d’argent pour un taxi. Vous vous en doutez, je n’avais justement plus de batterie sur mon gsm, justement à ce moment-là. Ce fut un grand moment d’angoisse jusqu’à ce que j’arrive chez moi, je ne sais pas trop comment après-coup.

Cette journée-là restera gravée dans ma mémoire. J’étais allongée, essayant de ne plus bouger pour ne pas avoir de douleurs, les yeux dans le noir, au milieu des cartons !!! Lundi soir je déménageais et mardi j’avais mon état des lieux. J’ai pleuré. Mais je me suis bien vite ravisée, car ça faisait affreusement mal. Toutes ces gouttes, cette crème, ce pansement géant sur le visage. Quelle détresse.

Je me suis promis de garder la lentille pansement pour le second. C’était tout à fait supportable en comparaison avec CA !

Heureusement, un couple d’amis nous a aidé mon compagnon et moi à déménager lundi soir. L’état des lieux s’est bien passé, même si les produits que j’ai utilisés pour le nettoyage m’ont irrité les yeux. La cuisine était blanche et j’avais un œil myope, c’est tout, pour le faire. C’était galère.

J +3 lundi : j’avais déjà beaucoup moins mal. La veille j’en étais à la phase « Mais pourquoi j’ai fait une chose pareille ! Je suis stupide de me faire opérer un organe somme toute sain. J’endure des douleurs de cauchemar…et si je devenais aveugle ? ». Opération déménagement ok.

J +4 mardi : opération état des lieux ancien appart réussie. Consultation : il m’explique que ma cicatrisation est un peu particulière, qu’au lieu d’avoir un nouvel épithélium qui se crée sous l’ancien qui finira par se détacher petit à petit, j’ai des bouts d’ancien et des bouts de nouveau. Avec le nouveau je vois bien en bougeant la tête.

J +6 jeudi : reophtalmo. Les choses s’améliorent. Je dois être patiente et surtout suivre mon traitement à la lettre. Pansement et traitement jour et nuit. Allez chez Ikea acheter des meubles après cette opération, c’est spécial. Et essayez ensuite de monter tous les meubles (on n’avait rien, sauf la cuisine équipée), c’est folklo.

Mes amis m’appelaient « Albator ».

Les consultations se sont suivies à un rythme soutenu. Mon chirurgien était très attentif et ne se souciait pas du tout pour mon œil. Il avait raison. Le fait que je n’aie pas supporté la lentille pansement et que j’aie du endurer ces douleurs était vraiment une faute de parcours.

Mieux je voyais avec mon œil droit, plus j’étais impatiente d’en finir et de passer au second œil. Rdv était pris pour le 7 avril.

Mon compagnon, qui a par ailleurs une formation d’infirmier, a assisté cette fois. Tout s’est bien passé, même si mon œil bougeait toujours pas mal (c’est réflexe, c’était pas de ma faute, je regardais la lumière verte cette fois) et que cette fois les écarteurs m’ont bien embêté, mais rien de mémorable.

Et cette fois-ci tout s’est beaucoup mieux passé pendant et après Je me suis bien reposée. Ils avaient réussi à commander une lentille beaucoup plus confortable. Plus de déménagement. A nouveau des consultations très régulières. Lunettes de soleil la journée, pansement la nuit. Gouttes toutes les heures à nouveau. L’opération a eu lieu un vendredi, le jeudi il m’a retiré la lentille pansement. Malgré quelques douleurs parfois dans la journée, dues à la cicatrisation, j’aurais encore pu supporter cette lentille quelques jours. Là, la cicatrisation est plus classique. On est début mai maintenant. Je retourne le voir dans quelques jours, puis un mois après. Et c’est tout.

Et vous savez quoi ? Malgré le fait que je voulais vous raconter les moments inconfortables, si c’était à refaire, je le referais. Je suis tellement heureuse de voir sans correction. Mon rêve s’est réalisé. C’est un peu comme un miracle la chirurgie réfractive. Cela doit sembler très exagéré pour les lecteurs qui n’ont pas de problème de vue, mais c’est vraiment mon ressenti.

Petits conseils pratiques :

1. Mesdemoiselles, si vous êtes coquettes comme moi, voici des petites choses à savoir et que les sites ne vous diront pas. Pas de maquillage ni de lentilles pendant la semaine précédant l’opération. Vous allez retrouver vos bonnes vieilles lunettes et devoir oublier l’anti-cernes.
2. Et après. Et oui, pendant deux à trois semaines après les premier œil, pas de maquillage.
3. après la première opération, ne prévoyez pas de travailler, encore moins de lire ou de taper à l’ordinateur. On a beau vous dire que c’est une petite intervention de quelques minutes, ce qui est vrai, après, on n’arrive à rien faire. Les chirurgiens ont tendance à omettre de dire ça…
4. entre les deux opérations, un œil cicatrise, l’autre, peut après 2 ou 3 semaines porter une lentille. Ce qui veut dire 2 à 3 semaines avec un œil cicatrisant et un œil myope. Pas évident.
5. Ca n’arrive pas à tout le monde, mais à moi, c’est arrivé. Entre les 2 opérations, lorsqu’un œil cicatrisait et que l’autre portait une lentille, je ne voyais pas de près. Pas moyen que mes yeux s’accordent. J’avais fini par me bander l’œil opéré pour ne regarder l’ordinateur ou lire qu’avec un œil.
6. prévoyez beaucoup, beaucoup d’argent pour payer toutes les consultations post-opératoires et les multiples ordonnances ! En effet, les gouttes changent tout le temps suivant le stade de cicatrisation. Là encore, c’est quelque chose qu’on ne sait pas avant.
7. surtout, pas de raison d’angoisser pour l’opération en soi, c’est vraiment express et indolore. Là-dessus, on ne vous ment pas. Et, bon, pour l’après opération, moi, j’ai pas eu de bol avec le premier œil, mais, l’homme que j’ai rencontré n’a eu aucun souci et 100% de réussite comme moi.
8. vous allez devoir mettre des gouttes différentes jusqu’à 16 fois par jour sur vos yeux pendant des mois, et je ne parle que de la journée. Avant de dormir, c’est encore différent. Je continue à mettre A et B trois fois par jour à l’œil droit et un traitement différent pour l’œil gauche qui en est à un stade différent. Conseil : faites un tableau que vous cocherez dans la cuisine. Pourquoi la cuisine ? un type de gouttes se conservent seulement au frigo, mais pas les autres. C’est une question d’organisation, vous verrez.
9. Surtout n’oubliez pas de raconter votre expérience.

P.S. : Mon ami ne s’est pas fait opérer et il ne compte pas le faire. Non pas qu’il ait peur de l’opération, mais il me dit qu’il trouve que le coût est trop élevé juste pour 20 ans sans correction.

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